Je les déteste. Certains auraient pu être choquer en voyant Kevin me foutre dehors de la sorte, mais la réalité était que ça arrivait régulièrement.
Ils avaient espérer réussir à me «donter», faire de moi une sorcière irréprochable me pliant à leur moindre désire (incluant sexuels), mais je ne suis pas comme ça.
On m'a doté d'une âme libre. Une âme qui ferait n'importe quoi pour arriver au bout de ses rêves, une âme de guerrière. Eux on essayé de me soustraire à faire de moi l'exemple parfait de ce qu'ils recherchaient dans leur armé: quelqu'un se conforme à leur moule et les suit au doigts et à l'oeil, chose que je ne suis pas, bien malgré eux. Et ça, ils ne le prennent pas, et ne le prendront sans doute jamais.
À force de me faire dire de me taire, je suis devenue une sorte de robot. J'agis sans vraiment penser, me délectant de leur colère. Des gens pourraient me croire sadique, c'est peut-être le cas d'ailleurs, peu m'importe.
Je marchais tranquillement dans les rues de la ville médiévale au portrait un peu contradictoire, on pouvait voire des bâtiments vieux d'une centaine d'année, peut-être plus, à côté d'immeubles ultra moderne.
E et K (comme je les appelais) m'avaient ordonné d'aller dans le jardin. Bien entendu, je suis incapable de faire ce qu'ils veulent que je fasse, j'ignore pourquoi. Dès qu'ils ont dit ça, j'ai su que j'irais n'importe où, sauf aux jardins. J'avec donc repris mon plan initiale: la librairie.
Je traversai une rue sans regarder où j'allais vraiment, puis pénétrai dans la petite boutique. Il y avait des livres de tous les âges, et je me dirigeai vers l'allée des classiques, je dénichai Roméo&Juliette, Shakespeare. La couverture m'avait interpellée, avec l'homme et la femme semblant s'aimer au point d'en souffrir. Je n'eu même pas de doute, je pris le livre. Comme je n'aurais jamais droit à l'amour, je veux au moins pouvoir le vivre à travers mon amour pour les livres.
Je m'assis à la chaise près de la fenêtre et ouvris l'ouvrage.
- Esta un exclente libro, me dit un jeune homme pas très loin qui replaçait les livres. (C'est une excellent livre)
Je le reconnu car je le voyais souvent ici, sans vraiment le voir. Il y travaillait, je crois.
Je lui souris et recommençai à lire.
Il s'approcha, je le regardai, il me tendait un autre livre de Shakespear.
- Vous essayerez celui-là, après, me dit-il dans un anglais basique avec un accent très espagnole.
C'était un homme typiquement espagnole, cheveux noirs, peau foncé, yeux foncés. Très beau je dois dire.
Je lui resouris. C'était peut-être déplacé, mais je m'en fichais.
- Gracias, lui dis-je en le prenant.
- No problémo.
Il me sourit puis retourna à ses livres, pendant que moi je commençais à connaitre Juliette.